Lutte contre l'immigration clandestine à la frontière Ouest

2 160 clandestins étrangers arrêtés depuis le début de l'année

Par : Ali Moussa, Liberté, 7 décembre 2006

La lutte contre l’immigration clandestine à la frontière ouest par les services de sécurité se poursuit sans relâche, de jour comme de nuit. En effet, le bilan présenté par la Gendarmerie nationale et la sûreté de daïra de la ville de Maghnia fait état de pas moins de 2 160 clandestins de diverses nationalités arrêtés pendant la période s'étalant du 1er janvier de l’année en cours jusqu’au 20 du mois dernier. Parmi les personnes interpellées figurent 660 Marocains, 317 Maliens, 275 Hindous, 210 Nigérians, 1 Chinois, 397 autres de diverses nationalités africaines, ainsi que 290 Algériens refoulés par le Maroc. De l'avis de nombreux experts en la matière, les efforts et les moyens déployés à l'heure actuelle par les services de sécurité en vue d'endiguer ce fléau ne semblent pas se limiter à de simples coups d'épée dans l'eau. Pour preuve, ils citent pour exemple la dernière opération, il y a un peu plus d'une semaine, effectuée par les services de sécurité, au cours de laquelle il a été procédé à l'éradication d'un ghetto naissant à l'intérieur de l'oued Ouardefou et à l'arrestation de plus d'une soixantaine de sans-papiers de diverses nationalités africaines. Le surlendemain à la même place, il a été constaté la présence d'un autre groupe cinq fois plus nombreux fraîchement rejeté pendant la nuit en territoire algérien par les autorités marocaines. Une virée sur place nous a permis de vérifier la teneur et la véracité de ces informations. Actuellement, ils sont un peu plus d'un demi-millier à croupir au fond de deux oueds, exposés au froid glacial de la nuit et aux affres de la faim, dans le dénuement le plus total. La nuit venue, ils s’entassent à l'intérieur de grands réservoirs souterrains vides conçus pour l'irrigation des exploitations agricoles du périmètre. Une opération de grande envergure en vue d'un rapatriement collectif en direction d'Adrar serait plus que souhaitable, sinon nécessaire, s'accordent à dire de nombreux observateurs avertis.

Ali Moussa

 
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Criminalisation de la migration  
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