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Yémen Plus de 30 morts par balle lors d’une protestation à SanaâPar : R. I./Agences, Liberté, 19 mars 2011 Plus de 30 personnes ont été tuées et plus de cent autres blessées lors de tirs sur une manifestation réclamant le départ du président yéménite Ali Abdallah Saleh, hier à Sanaâ, selon un nouveau bilan de sources médicales. Selon des témoins, des partisans du régime ont ouvert le feu sur la manifestation depuis les toits des habitations proches de la place de l’Université, où se tient depuis le 21 février un sit-in pour réclamer le départ de M. Saleh. “La plupart des blessés sont touchés par balle à la tête, au cou et à la poitrine”, a affirmé un médecin à l'AFP. Les manifestants scandaient “le peuple veut la chute du régime” et un grand nombre d’entre eux brandissaient des cartons jaunes, à l’initiative d'un groupe de jeunes qui avait appelé la journée d’hier “vendredi de l'avertissement” lancé au président Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. La police a lancé des grenades lacrymogènes sur les manifestants et a également tiré à balles réelles, selon un journaliste de l'AFP Les forces de sécurité prêtes à toute éventualité a-t-il affirmé hier Le roi Abdallah met en garde contre des dérapages en Arabie SaouditePar : R. I./Agences Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a assuré, dans un discours télévisé hier, que les forces de sécurité étaient prêtes à faire face à “tous ceux qui envisageraient de porter atteinte” au royaume. “Les hommes des forces de sécurité sont la force de frappe face à tous ceux qui envisageraient de porter atteinte à la sécurité et à la stabilité du royaume”, a dit le roi, lors de ce discours qui a été suivi par l'annonce d'une série de décrets royaux sur des subventions sociales. Le discours du roi est intervenu alors que l'Arabie Saoudite a envoyé des troupes pour aider à contenir la contestation chiite dans le royaume voisin de Bahreïn. Bahreïn Des milliers de manifestants antigouvernementaux près de ManamaPar : R. I./Agences Des milliers de manifestants chiites scandant des slogans antigouvernementaux se sont mobilisés près de Manama après la prière du vendredi en dépit d'une interdiction de se rassembler décrétée par les autorités. Cette manifestation, dans le village chiite de Diraz, aux portes de la capitale bahreïnie, intervient au lendemain d'un appel de l'opposition à poursuivre la contestation, en se rassemblant dans les lieux de culte, plutôt que dans les rues. Maroc Les manifestations du 20 mars, un test après le discours du roiPar : R. I./Agences Le Maroc doit connaître dimanche une nouvelle journée de manifestations pour réclamer des changements démocratiques, un test important pour le pouvoir quelques jours après le discours du roi, Mohammed VI, annonçant de profondes réformes politiques. Des marches et des rassemblements sont prévus dans plusieurs villes du pays à l’appel du mouvement du 20 février qui, il y a un mois, avait fait descendre plusieurs dizaines de milliers de personnes dans les rues du Maroc pour demander des réformes urgentes et une limitation des pouvoirs royaux. Le mouvement, lancé à l'origine par des jeunes Marocains sur facebook, a maintenu son mot d’ordre pour dimanche, malgré le discours royal, reprochant aux autorités la répression d'une manifestation qui a fait des blessés dimanche dernier à Casablanca. Le mouvement juge, en outre, que si les annonces du monarque constituent un “premier acquis”, elles comportent aussi “des formules ambiguës” qui peuvent faire “douter de la volonté de changement”. Les jeunes islamistes de l’Association justice et bienfaisance, considérée comme le principal mouvement islamiste au Maroc, ont annoncé leur participation aux rassemblements, de même que des ONG comme l’Association marocaine des droits humains (AMDH). “Nous serons dans la rue avec eux le 20 mars”, a déclaré à l’AFP Nadia Yassine, fille du fondateur de Justice et Bienfaisance, jugeant “insuffisantes” les promesses du discours royal. Le Maroc, relativement épargné par la contestation qui a secoué le monde arabe, avait connu ses premières manifestations d’ampleur nationale le 20 février. Les protestataires demandaient plus de démocratie et moins de corruption dans ce pays où les inégalités restent fortes, mais aussi une réforme de la Constitution et la démission du gouvernement. Largement pacifiques, les manifestations du 20 février avaient été suivies de troubles, attribués par les autorités à des casseurs, qui avaient fait une centaine de blessés et cinq morts. Selon les autorités, ces personnes ont péri dans l’incendie d’une banque alors qu’elles étaient en train de la piller. Référendum constitutionnel en égypte aujourd’hui Les Frères musulmans pour, l’opposition contrePar : M. A. Boumendil L’une des premières personnalités à monter au créneau pour voter non à la nouvelle Constitution n’est autre qu’Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères, secrétaire général de la Ligue arabe en exercice et potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle. Les égyptiens sont conviés à se rendre aux urnes, aujourd’hui, pour se prononcer sur les amendements apportés à la Constitution. L’armée, dépositaire du pouvoir depuis le départ de l’ancien président Hosni Moubarak, organise un référendum sur le sujet cinq semaines à peine après la chute du raïs. Elle espère que les changements préconisés permettront d’organiser dans les prochains mois des élections législatives et présidentielles et revenir, ainsi, à un régime civil dans les meilleurs délais. Les amendements proposés portent essentiellement sur la limitation à deux mandats de quatre ans pour le président de la République et l’assouplissement des conditions à remplir pour les futurs candidats. |
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