|
|||||
|
Abdelaziz Belkhadem dresse le bilan de la campagne du FLN et précise : Il n’y a aucun accord avec l’ex-AISpar Halim Mouhou, Le Jeune Indépendant, 16 mai 2007 Interrogé sur le sens à donner à la présence d’Ahmed Benaïcha, «émir» de l’ex-AIS, à l’un des meetings qu’il avait animés à Alger, M. Belkhadem a évoqué le besoin de rallier le maximum de voix au projet de son parti, à l’orée du scrutin. «Il s’agit d’un scrutin et l’on ne peut pas faire la fine bouche sur n’importe quelle voix susceptible de renforcer nos rangs», a-t-il déclaré lors d’un bref point de presse à l’hôtel Moncada d’ Alger, devant un parterre de journalistes nationaux et étrangers. M. Belkhadem a toutefois assuré qu’«il n’y a aucun accord ni alliance» entre le FLN et les repentis descendus des maquis suite à l’accord ANP-AIS de 1997. Dans le même sillage, et à une question d’une journaliste française relative à l’appel au boycott lancé par «le chef d’El-Qaïda au pays du Maghreb», M. Belkhadem a répondu par une double «fléchette» adressée aux terroristes du GSPC comme aux partisans du boycott en disant : «Ils (les terroristes) ne sont pas les seuls à avoir appelé au boycott, d’autres l’ont fait.» A l’adresse du chef d’El-Qaïda Maghreb qui a estimé, par ailleurs, que «voter est un péché ou un blasphème», Belkhadem lui a dénié la qualité d’être un «exégète» en ironisant que «dans ce cas de figure, il y aura beaucoup de pécheurs le jour du scrutin» ! Dressant le bilan de la campagne électorale de son parti, il est revenu dans le détail sur les actions entreprises. Le FLN a rassemblé, selon lui, «entre 800 000 et un million d’Algériens» lors des 1 911 meetings, dont 37 ont été animés par ses soins, et les quelque 4 000 campagnes de proximité menées par le parti dans la majorité des villes, villages et quartiers d’Algérie. Le discours électoral du FLN a été axé, selon lui sur, le soutien du parti à la réconciliation nationale et au programme du président de la République. M. Belkhadem s’est dit ainsi convaincu que jeudi la participation «sera importante», même si, reconnaît-il, «le taux de participation aux législatives a toujours été inférieur à celui enregistré lors des élections locales». La participation au vote dans les grands centres urbains sera, comme pour les consultations passées, «moyenne», selon Belkhadem qui a assuré que «les citoyens voteront massivement dans les petites et moyennes villes et la campagne». «Il faut relativiser tout cela», a-t-il ajouté en appelant les partisans du boycott à ne pas «engranger et récupérer» le taux d’abstention. Pour le déroulement des prochaines élections, M. Belkhadem ne nourrit aucune appréhension. Il écarte toute possibilité de fraude, arguant que la présence des représentants de tous les candidats et la possibilité pour eux de recevoir les procès-verbaux de dépouillement «sont des conditions suffisantes pour garantir la transparence du scrutin». Le chef du gouvernement a indiqué que «les fichiers électoraux ont été distribués à l’ensemble des partis et des candidats indépendants dans toutes les wilayas sous forme de CD». S’agissant des résultats, M. Belkhadem a martelé à plusieurs reprises que «le FLN est et restera la première force politique du pays». Qu’est-ce qui justifie son optimisme ? «C’est la confiance qui nous a été exprimée par le peuple et le soutien qui nous a été apporté par toutes les organisations et associations qui font l’opinion», a-t-il répondu en réitérant son engagement de «démissionner» si le FLN ne confirme pas son statut de première force politique à l’issue du scrutin de demain. Néanmoins, Belkhadem n’a pas précisé de quel poste il compte démissionner, de celui de secrétaire général du FLN ou de celui de chef du gouvernement. Quand on sait que l’orateur a indiqué au début de son intervention qu’il présentera sa démission et celle de son gouvernement après la proclamation des résultats officiels des législatives, «conformément à ce que prévoit la Constitution», il ne faut pas être clerc pour déduire que c’est son poste de secrétaire général du parti que Belkhadem met en jeu. Il convient de noter enfin que M. Belkhadem s’est plaint de certains écrits de presse qui se sont distingués, selon lui, par leur critique et leur subjectivité contre le FLN tout au long de la campagne. Les reproches de Belkhadem n’ont pas épargné – comble de l’ironie – la télévision publique qui n’aurait pas, selon lui, montré convenablement toute l’affluence qu’il y avait aux meetings du FLN. «Certains cadrages et certains plans de coupe n’ont pas montré la densité réelle de l’affluence des citoyens à nos meetings», a-t-il noté en ajoutant que le recours à de telles techniques peut «influer négativement sur la portée de nos actions». M. Belkhadem a estimé toutefois que «la couverture médiatique de la campagne électorale a été globalement positive», n’omettant pas à l’occasion de rendre hommage aux journalistes «qui n’ont pas hésité à sillonner le pays avec nous pour informer les citoyens». H. M. |
Elections 2007 | ||||
|
www.algeria-watch.org
|
|||||