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Rachid Grim, politologue «Le statu quo pour temporiser»El Watan, 14 août 2012 Politologue, Rachid Grim est conscient que le pouvoir est en train de temporiser, laissant libre cours à la rumeur. Il estime que si le Président est absent, il entraîne avec lui la léthargie de l’ensemble des institutions, conformément aux effets de la Constitution - Quelle analyse peut-on faire de la paralysie et du statu quo politique qui font que l’Etat et le gouvernement sont aux abonnés absents ? Le gouvernement existe pour le président de la République et par lui, et ce, depuis la révision de la Constitution de 2008. Depuis cette date, le Premier ministre n’a aucune existence propre car la nature même de sa fonction, comme définie par les lois, est de faire la politique du président de la République, d’appliquer exclusivement son programme. Connaissant la psychologie de ce dernier, qui veut être l’unique source de pouvoir, l’unique levier d’actions législatives ou exécutives, si lui est absent, il entraîne avec lui l’ensemble des institutions. - Et quels sont les événements attendus pour que cette visibilité se fasse ? Le Président va attendre de recomposer son alliance présidentielle que le MSP a quittée pour passer dans l’opposition. Cette place restée vacante sera comblée par un autre parti, qui sera, selon toute vraisemblance, la nouvelle formation politique de Amar Ghoul. Ce dernier, contrairement à ce qui avait été annoncé, reviendra au gouvernement et sera encore plus présent et offensif dans la vie politique. Il me semble qu’une fois son parti définitivement formé, les choses bougeront un tant soit peu. Mais ce statu quo national ne devra pas perdurer au-delà d’un mois, car la rentrée sociale s’annonce explosive. - La dernière sortie présidentielle date de près d’un mois. Et ses apparitions sont de plus en plus rares. Comment analyser cette absence ? Cette absence du Président est un réel problème qui ne contribue qu’à nourrir les plus folles rumeurs. L’on ne sait pas ce qui se trame, s’il va bien, ce que cela cache. Nous avions été habitués à des disparitions de trois mois, voire quatre, mais là ça dépasse l’entendement. D’autant plus que les fameuses auditions ramadhanesques, malgré la suspicion nourrie à leur égard, n’ont même pas été tenues afin de donner un semblant d’activité, même via des communiqués de la Présidence. Ghania Lassal |
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