Promotion de la jeunesse africaine

L’Algérie attribue plus de cinq mille bourses par an

Le Soir d'Algérie, 12 novembre 2017

Les milliers de cadres africains formés en Algérie et les nombreuses bourses allouées annuellement aux jeunes africains, témoignent de l’engagement de l’Algérie pour la promotion de la jeunesse du continent. Une politique que l’Algérie a adoptée depuis son indépendance.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - La solidarité de l’Algérie avec les pays africains n’a jamais cessé. Au contraire, elle se consolide dans différents domaines. La jeunesse du continent, elle aussi, en tire profit. Annuellement, plus de cinq mille bourses lui sont attribuées. «L’Algérie a contribué depuis son indépendance à la formation de milliers de jeunes Africains dans différents spécialités et secteurs. Plus de cent mille cadres ont été formés dans les instituts et universités algériennes. Près de cinq mille bourses sont octroyées chaque année», précise le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Nouredine Ayadi.
Pour lui, cela ne peut mettre en doute l’engagement de notre pays, sa mobilisation et sa solidarité en direction de la jeunesse africaine. Intervenant hier, lors de la cérémonie de la célébration de la Journée de la jeunesse africaine à l’Ecole supérieure de l’hôtellerie et de restauration de Aïn Benian à Alger, le SG du ministère des Affaires étrangères est revenu sur le choix de la date de la célébration de la Journée de la jeunesse africaine qui coïncide avec le 1er Novembre de chaque année, qui, dit-il, «n’a rien de fortuit». «Ce choix se veut un hommage et une expression de reconnaissance envers l’Algérie et sa glorieuse révolution qui s’est appuyée précisément sur sa jeunesse pour se libérer du joug colonial, asseoir le fondement de son développement socioéconomique et apporter un soutien constant aux causes justes et aux causes de libération à travers le monde».
Pour lui, la célébration de la Journée de la jeunesse africaine affirme l’«intérêt que porte le gouvernement algérien à cette frange de notre population qui constitue la force vive de l’Afrique et de son avenir. Elle témoigne également de notre souci de permettre à la jeunesse africaine de s’affirmer comme une force motrice pour le développement de l’Afrique et un rempart contre toute atteinte à la stabilité et à la sécurité de notre continent». Toutefois, Nouredine Ayadi a mis en garde contre les différents fléaux nuisibles qui guettent la jeunesse du continent tels que le terrorisme, les stupéfiants, la criminalité transnationale organisée, de plus en plus véhiculée par les réseaux sociaux. Il cite également d’autres dangers qui touchent le continent : le trafic d’armes et d’êtres humains ainsi que les flux migratoires illégaux. «Le danger interpelle aujourd’hui l’Afrique et l’invite à la mobilisation et l’adoption d’une action commune destinée à y mettre un terme et endiguer leurs effets néfastes», dit-il. De son côté, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, a insisté sur l’implication de la jeunesse dans la vie politique et économique. Pour lui, une approche plurisectorielle et globale permettra de mobiliser les compétences de la jeunesse. Il a, à cet effet, rappelé les «avancées» de l’Algérie pour la promotion de cette frange de la société.
«La jeunesse est placée au centre des engagements de l’Etat qui multiplie les actions engagées en sa direction avec notamment la prochaine installation du Haut-Conseil de la jeunesse, les différents dispositifs d’aide à l’emploi et à la création d’entreprises, les politiques menées en matière de scolarité, de formation, de développement de la pratique sportive et des loisirs», dit-il. Une même dynamique que son département a adoptée notamment à travers le lancement de la Caravane de l’entrepreneuriat des jeunes, le 1er novembre dernier. Une opération, précise-t-il, d’information, de sensibilisation et d’accompagnement des jeunes porteurs de projets.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports estime que l’Afrique doit promouvoir l’esprit d’entreprise chez les jeunes. Pour lui, il est question d’accélérer leur transformation économique et asseoir les bases d’un essor socioéconomique et renforcer leur stabilité sur tous les plans. S’adressant à la jeunesse africaine, El Hadi Ould Ali conclut : «Vous n’êtes pas uniquement l’avenir de l’Afrique, vous êtes son présent».
Ry. N.

 
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