Cession de parts sur les blocs en exploitation

Sonatrach mise sur le gré à gré

El Watan, 8 février 2018

Le groupe Sonatrach envisage de lancer prochainement — après autorisation du gouvernement — une procédure de gré à gré, en vue de céder des parts sur des blocs qu’il gère déjà en association avec des partenaires étrangers, selon les termes de la loi en vigueur, mais aussi sur des blocs actuellement exploités par Sonatrach seule.

En vue de booster les investissements dans le secteur — en attendant la révision de la loi sur les hydrocarbures — et d’augmenter la production des champs en exploitation, le groupe Sonatrach envisage de lancer prochainement — après autorisation du gouvernement — une procédure de gré à gré en vue de céder des parts sur des blocs qu’il gère déjà en association avec des partenaires étrangers, selon les termes de la loi en vigueur, mais aussi sur des blocs actuellement exploités par Sonatrach seule.

Il s’agit en fait de renégociation de parts sur des contrats déjà signés, ces dernières années, dans le cadre de la procédure gérée par l’agence Alnaft. Une source proche de Sonatrach souligne que la procédure n’est pas inédite puisque le groupe a déjà eu par le passé à modifier le partage des parts au profit de ses partenaires dans le cadre de contrats portant sur les concessions en exploitation.

L’approche de Sonatrach est motivée, nous explique-t-on, par l’impératif d’augmenter la production en déclin et d’intéresser les partenaires étrangers, échaudés par les rigidités de la loi actuellement en vigueur, notamment dans son volet fiscalité. Sonatrach entend aussi améliorer le rendement des blocs lui appartenant à 100% grâce à un apport supplémentaire de technologies de pointe et accélérer le processus d’exploration et d’exploitation.

Selon notre source, la nouvelle démarche, qui sera explicitée aux grands groupes étrangers présents en Algérie — ou de nouveaux partenaires — au cours de négociations à venir, devrait booster les investissements dans des blocs en exploitation et dont les réserves ont déjà été décelées lors des travaux de prospection menés en amont ces dernières années.

Sonatrach rectifie ainsi la sortie médiatique d’un de ses responsables dont les propos ont été, selon le groupe, mal interprétés par les médias. Le groupe avait ainsi démenti des informations sur des discussions avec des partenaires en vue de changer le contrôle de certaines de ses filiales.

«Suite à l’entretien accordé lundi par le vice-président activité, exploration et production de Sonatrach, Salah Mekmouche, à une émission de la Radio nationale, Sonatrach dément formellement l’information relayée par certains médias selon laquelle Sonatrach serait en discussions avec des partenaires pour céder des parts de l’entreprise ainsi que le changement de contrôle de certaines de ses filiales», avait indiqué le groupe dans un communiqué rendu public mardi.

Sonatrach avait précisé que «plusieurs opportunités de coopération étaient en cours de discussions avec des partenaires déjà présents en Algérie ou avec de nouveaux partenaires». Selon le communiqué, «Sonatrach continue à exploiter son domaine minier avec ses partenaires historiques et reste favorable à construire de nouveaux partenariats avec des sociétés activant dans le domaine pétrolier déjà préqualifiées par l’Alnaft».
Zhor Hadjam

 
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