ILS DONNENT AU GOUVERNEMENT JUSQU’AU 10 JANVIER POUR RÉPONDRE À LEURS ATTENTES

Nouvel ultimatum des boulangers

Le Soir d'Algérie, 7 janvier 2018

Hier à partir d’Oran, le président de la Fédération nationale des boulangers algériens (FNBA), Youcef Kalafat, a affirmé, lors d’une rencontre régionale des adhérents des boulangers à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), que la date-butoir du 10 janvier est fixée aux pouvoirs publics comme ultimatum pour connaître les réponses aux préoccupations de la profession. Dans le cas contraire, des mesures seront prises, avec notamment un probable recours à une augmentation de 15 DA de la baguette.
Une date qui se veut un ultimatum à l’expression d’une attente et, surtout, d’une impatience des boulangers qui attendent la réponse du ministère du Commerce, voire même du gouvernement qui devait étudier justement les solutions à proposer concernant principalement la marge bénéficiaire du boulanger. Les participants s’offusquent en rappelant que des propositions ont été faites depuis 2013, à savoir la réduction de la TVA sur la levure, un prix préférentiel pour l’eau et l’énergie, la réduction des charges salariales et, bien évidemment, la marge bénéficiaire à rehausser. «A ce jour, ces propositions sont sans réponse.» Pour le président du FNBA, les gens de la profession ne demandent pas une augmentation du prix de la baguette mais que le gouvernement trouve une solution de sorte que la marge bénéficiaire se situe entre 25 et 30%. Pour les boulangers, l’augmentation de 15 DA serait en fait limite-limite pour couvrir les frais, prenant en considération les récentes augmentations au niveau des différents produits et services qui pourraient tout aussi augmenter davantage leurs frais au-delà de ces 15 DA, qui deviennent ainsi une augmentation de 15 DA comme minimum requis. Les boulangers présents ont tenu à clarifier un autre point celui de l’importation par l’Algérie du blé. «50 % de ce blé sont destinés à l’aliment du bétail, le boulanger, quant à lui, ne bénéficie que de 20 à 30% de cette importation.» Et de dénoncer «Certaines minoteries revendent 50% de leur quota de blé comme aliment pour bétail au prix de 4 000 DA le quintal. A ce stade, qu’on nous libère et qu’on nous laisse vendre selon le cours du marché. »
Amel Bentolba

 
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