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Algérie-UE : Les réserves des eurodéputés Par Rezki S., El Watan, 13 juin 2002 La résolution adoptée au cours de la session de mardi par le Parlement européen sur la mise en ouvre d'un partenariat privilégié entre l'Union européenne et le Maghreb, s'est déroulée en même temps que se tenait une rencontre-débat sur l'Algérie. Initiée par les députés du groupe parlementaire de la gauche unitaire européenne, la rencontre a vu les interventions de personnalités représentant la société civile algérienne. Il faut dire que l'adoption du rapport présenté conjointement par les députés, Daniel Cohen-Bendit et Phillipe Morillon, n'a pas soulevé l'enthousiasme de tous les eurodéputés. Dix d'entre eux ont désapprouvé la résolution tandis que 54 se sont abstenus de voter. C'est le cas notamment de Mme Yasmine Boudjenah, présente dernièrement en Algérie à l'occasion des législatives du 30 mai dernier. «Si je me suis abstenue c'est pour trois raisons essentielles, explique-t-elle, premièrement, à mon sens les relations entre l'UE et le Maghreb et partant avec l'Algérie ne devraient pas se tenir dans un cadreéconomique trop libéral. La deuxième raison est relative à la question de l'ouverture des frontières européennes qui reste toujours posée. Enfin, j'ai personnellement constaté que le Parlement européen a enregistré un net recul par rapport à la question du Sahara-Occidental», a-t-elle ajouté. Concernant la rencontre-débat qui s'est tenue, rappelons-le, dans la perspective de la signature de l'accord d'association Algérie-UE, qui interviendra au plus tard au mois de septembre prochain, les intervenants algériens ontémis un certain nombre de recommandations en direction des parlementaires européens. Ces derniers ont insisté sur la nécessité de subordonner la reprise de relations intenses entre les deux parties par le respect par l'Algérie de la question des droits de l'homme, de la promotion de la liberté presse, du statut de la femme et des égalités sociales.
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www.algeria-watch.org
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